La crise financière, qui a ébranlé le système financier international et qui a même fait profiler à l'horizon, notamment chez certains observateurs et analystes pessimistes, le spectre du fameux krash de 1929, a relégué au second plan, pendant un certain temps, la grande valse des cours du pétrole.
Toutefois, ces deux crises ne sont pas réellement de nature à entrer en compétition sur l'occupation du devant de la scène médiatique. En fait, elles sont plutôt liées, ce qui a fait qu'elles n'ont pas tardé à se rejoindre pour compliquer davantage la situation de l'économie mondiale. Cette corrélation a été effectivement vérifiée après la forte réaction des cours du brut à ‘'la tournure'' qu'ont prise les efforts des autorités américaines visant à venir à bout de la crise financière internationale, née comme c'est souvent le cas au pays de l'Oncle Sam.
En fait, après une forte chute de plus de 10 dollars, au début de la semaine, qui a suivi le rejet du plan de sauvetage des banques américaines par la Chambre des représentants américaine, les cours du brut se sont ressaisis suite à la ferme attitude du gouvernement américain qui s'est dit déterminé à ‘'faire passer'' ce plan salutaire et notamment après son adoption par le Sénat américain.
Après cette première étape qui ouvre la voie à l'approbation du texte dès vendredi par la Chambre des représentants, qui l'avait rejeté lundi, faisant brutalement chuter Wall Street et les places mondiales, les cours du brut s'affichaient en hausse de plus d'un dollar, jeudi, dans les échanges électroniques en Asie.
Ainsi, dans les échanges matinaux, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre gagnait 1,23 dollar à 99,76 dollars le baril après avoir clôturé à 98,53 mercredi soir à New York.
Le baril de pétrole Brent pour livraison en novembre, lui, prenait 1,70 dollar à 97,03 dollars.
Il est à noter que le Sénat américain a approuvé, mercredi, par 74 voix contre 25, le texte baptisé "Loi sur la stabilisation économique d'urgence de 2008", qui donne, à cinq semaines de l'élection présidentielle, une latitude et des moyens sans précédent pour venir au secours du secteur bancaire.
Par ailleurs, il est à rappeler qu'un autre facteur avait permis de calmer les ardeurs du brut et sa propension à repartir à la hausse à chaque occasion qui se présente. Il s'agit de la reconstitution des stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis. En fait, les prix du pétrole ont pris une tendance baissière, mercredi, après le rapport hebdomadaire du département américain de l'Energie, montrant une reconstitution des stocks aux Etats-Unis.
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