Après plusieurs séances positives, la Bourse de Paris a clôturé, mercredi 22 octobre, en très forte baisse. Le CAC 40 dégringole de 5,10 % à 3 298 points, dans un marché affolé par les répercussions économiques de la crise financière. Les places financières sont déprimées par la publication d'une série de résultats d'entreprises qui offrent des prévisions plutôt moroses pour les mois à venir. A Francfort, le DAX clôture en baisse de 4,46 % à 4 571 points quand, à Londres, le Footsie lâchait 4,46 % à 4 040,89 points.
De son côté, la Bourse de Madrid plongeait littéralement, terminant à moins 8,16 %, tirée à la baisse par les groupes présents en Argentine où l'annonce d'une nationalisation des caisses de retraite faisait perdre 16,17 %.
Le marché des changes a ajouté aux perturbations des Bourses. L'euro, pénalisé par la récession qui gagne le Vieux Continent, est passé sous 1,30 dollar, soit une perte de plus de 20 % depuis son sommet historique de 1,60 dollar le 15 juillet. La livre britannique est, elle, tombée à un plus bas depuis plus de cinq ans face au billet vert.
A la Bourse de New York, le Dow Jones perdait 3,5 % et le Nasdaq de 2 %, deux heures après l'ouverture et les cours ne devraient pas s'améliorer alors que d'autres entreprises doivent publier leurs résultats. Dans l'ensemble, sur les 49 sociétés américaines qui ont fourni des prévisions entre lundi soir et mardi, 45 % étaient négatives, 30 % conformes aux attentes, 21 % mitigées, selon un recensement du site d'informations financières Briefing.com. Seules 3 % étaient positives.
Les investisseurs restaient très inquiets quant à la répercussion de la crise financière sur les résultats des entreprises, redoutant une récession de grande ampleur. Valérie Plagnol, stratégiste chez CM-CIC Securities, relève notamment "les signaux de récession, les commentaires de banquiers centraux [Merving King au Royaume-Uni, Stern pour la Fed] et des résultats décevants". Elle rappelle en outre que José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a déclaré mercredi devant le Parlement européen qu'il devenait de plus en plus clair, jour après jour, que l'Europe serait confrontée "à un ralentissement économique très marqué".
| < Préc | Suivant > |
|---|
























