L'Egypte va entamer dès la semaine prochaine des entretiens avec les différentes formations palestiniennes pour préparer une réunion interpalestinienne, a indiqué mardi la presse officielle égyptienne.
Le quotidien Al-Ahram, citant une "source informée", rapporte que les représentants des formations palestiniennes commenceront à arriver la semaine prochaine au Caire pour des entretiens séparés avec les responsables égyptiens.
Les entretiens sont destinés notamment à rapprocher les principales formations rivales en conflit depuis que le mouvement Hamas a pris le contrôle par la force, en juin 2007, de la bande de Gaza chassant du pouvoir dans ce territoire les partisans du Fatah, parti du président Mahmoud Abbas.
Les rencontres sont destinées à "définir une position commune pour pouvoir sortir de la crise actuelle, mettre fin aux divisions et unifier les rangs palestiniens", a indiqué la source. "A la fin des rencontres bilatérales, l'Egypte invitera les formations palestiniennes à un dialogue global au Caire", a-t-elle ajouté. Cette rencontre interpalestinienne intervient au moment où le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne, se rendra au Liban, en Syrie, en Israël, dans les Territoires et en Egypte, à partir de vendredi prochain, a-t-on appris vendredi de source diplomatique.
M. Kouchner "doit effectuer une tournée au Proche- Orient du 22 au 25 août qui le mènera au Liban, en Syrie, en Israël, dans les Territoires palestiniens et en Egypte", a déclaré à l'AFP cette source diplomatique française. La visite du ministre à Damas sera la première d'un membre du gouvernement français depuis le gel des contacts des haut niveau avec la Syrie, décidée par l'ancien président Jacques Chirac après l'assassinat de son "ami" l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005.
La France a salué dès jeudi l'annonce de l'établissement prochain de relations diplomatiques entre la Syrie et le Liban en estimant qu'il s'agissait d'un "signe encourageant".
Vendredi, Paris a souligné que le sommet qui a réuni les présidents libanais Michel Sleimane et syrien Bachar al Assad, mercredi et jeudi à Damas, "marque une étape importante pour les relations entre le Liban et la Syrie". "Le communiqué conjoint adopté à l'issue de ce sommet montre la volonté des deux parties d'aller de l'avant dans la mise en place de relations d'égal à égal, entre deux Etats respectant mutuellement leur souveraineté et leur indépendance respectives, dans leur intérêt commun comme dans celui de la région", a relevé le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Frédéric Desagneaux.
La France "espère" que l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays "prendra rapidement effet", a-t-il affirmé dans un communiqué, en rappelant que cette décision "est conforme aux déclarations faites à Paris le 12 juillet en marge du sommet de l'Union pour la Méditerranée" (UPM). Paris salue également "la volonté manifestée par les présidents syrien et libanais d'obtenir des avancées sur la question de la délimitation des frontières".
En juillet, MM. Sleimane et Assad avaient annoncé à Paris, en marge du sommet de l'UPM, leur volonté d'établir des relations diplomatiques entre leurs pays, inexistantes depuis la proclamation de leurs indépendances il y a plus de soixante ans, à la fin du mandat français. Le président Nicolas Sarkozy, qui a réuni en juillet à Paris une quarantaine des chefs d'Etat et de gouvernement pour lancer l'UPM, a l'ambition d'imposer la France et l'Europe sur la scène diplomatique du Proche-Orient largement dominée par les Etats-Unis. M. Assad avait à cette occasion fait sa première visite à Paris en sept ans.
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Soutien des Palestiniens
Le Koweït est devenu mardi le premier pays arabe à contribuer à un fonds de la Banque mondiale pour soutenir les réformes et le développement en Palestine, a annoncé la Banque mondiale (BM). Le Koweït a donné son accord pour verser 80 millions de dollars dans ce fonds, qui atteindra ainsi 275 millions de dollars, dont 148 millions ont déjà été engagés.
Le fonds, créé en avril, doit aider à pourvoir "aux besoins budgétaires immédiats de l'Autorité palestinienne, entre autres pour soutenir l'éducation, la santé et d'autres services sociaux vitaux pour le peuple palestinien, ainsi que les réformes économiques en cours", a souligné la BM.
Les autres donateurs étaient jusque-là l'Australie, le Canada et des pays européens (Finlande, France, Norvège, Pologne et Royaume-Uni).
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