Le Maroc célèbre aujourd'hui le 33e anniversaire de la Marche Verte, un événement historique déterminant qui traduit avec force la symbiose entre le Trône et le peuple, unis par des liens indéfectibles et portés par le même élan au service des causes nationales, en premier lieu la cause de la marocanité du Sahara, qui constitue une source inépuisable d'inspiration enracinant dans notre société les valeurs de citoyenneté et favorisant l'adhésion de tous les Marocains, sans exclusive, à la dynamique de développement que connaît le Royaume.
Initiée d'une main de maître, cette Marche qui a révélé le génie politique incomparable de feu S.M. Hassan II, est entrée dans la légende et appartient désormais au patrimoine universel au même titre que les grands événements ayant marqué l'histoire de l'humanité.Ayant pour seules «armes» le drapeau national et le Saint Coran et imprégnés des vertus de paix et de fraternité, les 350.000 volontaires, qui ont afflué des différentes régions du Royaume, répondant à l'appel lancé par le regretté Souverain, le 16 octobre 1975, ont fait une excellente démonstration pour les peuples du monde quant à la fidélité aux valeurs de patriotisme et d'abnégation au service des causes justes, surtout lorsqu'elles s'appuient sur des méthodes alternatives bannissant le recours à la force pour le règlement des conflits, inscrivant ainsi en lettres d'or une nouvelle page glorieuse dans l'Histoire de la Nation marocaine.
Cette forte mobilisation, prompte et spontanée, témoigne en outre de la profonde sensibilité, jamais démentie, qu'éprouve le peuple marocain vis-à-vis des questions conditionnant son destin, notamment la question sacrée de l'intégrité territoriale, ce que S.M. le Roi Mohammed VI n'a pas manqué de souligner dans son dernier discours du Trône : «Il reste que la priorité des priorités pour nous tient encore et toujours à la protection et à la consolidation de l'intégrité territoriale du Royaume».Réaffirmant «le rejet, par le Maroc, de toute tentative visant à imposer le fait accompli ou à porter atteinte à son intégrité territoriale», le Souverain inscrit ainsi la politique menée par le Maroc dans le cadre des disponibilités pacifiques ayant présidé à la Marche Verte. «Nous réaffirmons la ferme volonté du Maroc de poursuivre sa politique de la main tendue, pour rapprocher les points de vue et aplanir les différends, consolider la confiance par le dialogue et parvenir à une réconciliation totale et globale avec toutes les parties concernées», a ajouté S.M. le Roi, soulignant que «Nous entendons continuer, à cet effet, de prendre des initiatives en toute sincérité et d'être à l'écoute de toutes les bonnes volontés, pour rétablir des relations normales entre le Maroc et l'Algérie, et bâtir un partenariat constructif avec ce pays voisin et frère».
«Ce vœu procède naturellement de notre attachement fidèle aux liens de bon voisinage qui unissent nos deux peuples frères», avait souligné S.M. le Roi.
C'est dans cette même optique pacifique et de concertation que le Royaume du Maroc avait présenté, le 11 avril 2007 au secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, son Initiative d'autonomie pour les provinces du Sud, dont la conception et la finalisation procèdent d'une juste perception des spécificités et des considérations propres des populations de ces provinces.
Une initiative qualifiée de sérieuse et de crédible par le conseil de sécurité des Nations unies et qui a recueilli l'adhésion et le soutien de plusieurs organisations et puissances internationales notamment le groupe des non-alignés, l'Union européenne et les Etats-Unis d'Amérique. De même, les efforts soutenus déployés hardiment par la diplomatie marocaine ont débouché sur un développement positif et substantiel.
Il s'agit en l'occurrence de la reconnaissance par l'Organisation des Nations unies du caractère irréaliste et illusoire du séparatisme.
Ainsi dans sa résolution 1813, en date du 30 avril 2008, le Conseil de sécurité faisait sienne la recommandation formulée dans le rapport du secrétaire général du 14 avril 2008, selon laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d'un esprit de compromis afin de maintenir l'élan imprimé au processus de négociations et demandait aux parties de continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d'engager plus résolument des négociations de fond et de garantir ainsi l'application des résolutions 1754 (2007) et 1783 (2007) ainsi que le succès des négociations.
Le Conseil de sécurité a invité également les parties à poursuivre les négociations sous les auspices du secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts réalisés depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable.
Souscrivant à la Résolution 1813 du Conseil de sécurité», S.M. le Roi Mohammed VI avait réaffirmé «la disposition du Maroc à s'engager dans des négociations substantielles, de bonne foi et à tous les niveaux, afin de trouver une solution politique, consensuelle et définitive à ce conflit qui n'a que trop duré» et la ferme volonté du Maroc de continuer à «prendre des initiatives en toute sincérité et d'être à l'écoute de toutes les bonnes volontés, pour rétablir des relations normales entre le Maroc et l'Algérie, et bâtir un partenariat constructif avec ce pays voisin et frère».
Parallèlement à cet effort diplomatique et politique intense, le Maroc s'est engagé, depuis le retour des provinces du Sud dans le giron de la Nation, à en faire une zone de stabilité, de sécurité, de progrès et de prospérité.
C'est pourquoi , il ne cesse d'œuvrer pour amener les parties hostiles à l'intégrité territoriale du Maroc à prendre conscience de l'inanité de leurs prétentions séparatistes et à s'inscrire dans une démarche d'apaisement, de rapprochement et de coopération pour réaliser l'intégration souhaitée de toute la région du Grand Maghreb.
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