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Élections partielles : Les «invalidés» politiques sont de retour

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Les législatives partielles de vendredi dernier ont été sans surprise, certes, mais pleines d'enseignements. Contrairement au tintamarre purement médiatique, faut-il le préciser, et prémonitions qui ont donné le Parti authenticité et modernité (PAM) pour favori, les 6 candidats décalés ont été reconduits, 4 à Safi, 1 à Marrakech et 1 à Tiznit.


Il ne reste que le candidat (RNI) de Mohammedia pour boucler la boucle. Mais n'allons pas trop vite en besogne du moment où les urnes n'ont pas encore livré leur verdict. Le parti du tracetur n'a décroché qu'un seul siège et encore il s'agit du candidat, Saïd Benmbarek, de l'Alliance des libertés d'Ali Belhaj qui s'est présenté sous la bannière du PAM. Le test des partielles aura consacré la prééminence des partis du centre qui montrent encore une fois leur ancrage dans le Maroc profond. L'Istiqlal a été classé premier en terme de voix, suivi de l'USFP, du Parti travailliste et du MDS de Mahmoud Archane. Contacté, Abdelkrim Benatiq, SG du PT jubile pour avoir décroché la troisième position et réussi à reconduire son candidat Ahmed Ajili, cet entrepreneur de la région de Safi. Quant à Salah El Ouadie, le poète et militant des droits de l'Homme, porte-parole du PAM, en digne fils de la région, il n'a pas eu la même chance.

Même sort pour Habib Belkouch, soutenu tambours à Guéliz-Ennakhiloù le sort a été scellé loin du périmètre urbain. Le candidat du tracteur n'a pas pu tenir tête à Abdellah Refouch (UC) qui a fêté sa victoire enfourchant son cheval, emblème du parti. Finalement toute la polémique autour du candidat (PAM) qui aurait rallié à lui, en usant de méthodes peu orthodoxes, les inconditionnels de Refouch est fausse, vancent des observateurs. Lors d'une récente rencontre sur les élections de 2009, l'istiqlalien Moulay M'hamed Khalifa et Abdelilah Benkirane, nouveau SG du PJD ont abondé en long et en large dans ce sens. Quand bien même la défaite du PAM serait dure, elle aura au moins démenti les allégations qui l'accusaient d'avoir profité des moyens de l'Etat pour les besoins de sa campagne.
Les résultats ont montré le contraire et comme l'a si bien dit Benatiq, «l'Etat nous a rendu confiance en restant neutre, c'est rassurant pour les prochaines communales de 2009».

Une neutralité des fois par trop passive, surtout à Marrakech. Et l'on peut s'attendre, bien que cela puisse paraître amusant, que le conseil constitutionnel soit encore une fois saisi sur certaines anomalies qui auraient entaché ces partielles. En tout cas, le PAM devait se réunir hier pour évaluer la situation et décider de la démarche à suivre pour conjurer son premier mauvais sort électoral.
Ce que l'on peut dire d'ores et déjà, c'est que la proximité, telle que conçue et pratiquée par le PAM, n'est peut-être pas celle-là qui fonctionne en politique. L'électorat marocain reste encore difficilement récupérable en dehors des schémas traditionnels qui privilégient l'ancrage de notables surtout dans l'hinterland.
Les profils même des candidats montrent que les facteurs de proximité et l'implantation au niveau de la circonscription étaient fortement déterminants. En effet, la plupart des candidats sont des élus locaux.

Le PJD, qui n'a pas réussi à gagner un seul siège dans ces partielles, aura payé le prix cher d'avoir délaissé le rural. Benkirane, dans une récente interview du Matin, l'a reconnu. Il a affirmé que parmi ses priorités en tant que nouveau secrétaire général est d'investir le rural. Mais ces législatives partielles peuvent-elles être considérées comme un avant-goût des prochaines communales ?
En tout cas, pour certaines formations, elles ont sûrement servi de ballon dans l'air pour sonder leur réelle force. Un tour de chauffe, en somme, pour les Communales de 2009.
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Participation
Selon les observateurs, ce scrutin, marqué par un taux de participation d'environ 27 %, est qualifié de correct. En effet, il a coïncidé avec la période du Ramadan, la rentrée scolaire et la fin de la période estivale. Une exception cependant, le faible taux de participation (15,29 %) enregistré dans la circonscription de Gueliz-Annakhil relevant de la préfecture de Marrakech est probablement dû à une faible mobilisation. C'est la tendance, les électeurs ont commencé à bouder les urnes depuis les législatives du 7 septembre 2007 où le taux de participation était de 37%. Toutefois, bien que les partis politiques, toutes obédiences confondues, se soient alarmés de ce phénomène qualifié de dangereux pour la démocratie, certains observateurs estiment qu'il s'agit là d'une donne mondiale. Partout dans le monde, les électeurs croient de moins en moins en la politique, surtout suite à la chute des idéologies socialistes et le vide qu'elle
a laissé. 
   



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