En matière d’énergie, le Maroc sait où il va. Il a partagé sa vision avec des experts nationaux et étrangers. Ce qui a donné lieu à un véritable déballage.
Les premières assises de l’énergie organisées au Maroc, ont été victimes de leur succès. « On s’attendait à environ 600 personnes et on s’est retrouvé avec, au moins, le double», nous confie un des organisateurs, visiblement désarçonné par l’envergure prise par l’événement et qui a légèrement dépassé la capacité du prestigieux et hyper branché centre de conférence de Bank-Al-Maghrib. «C’est une sortie assez osée en ces temps de crise où il est difficile de prétendre à une quelconque visibilité », commente cet ingénieur, lauréat de l’Ecole des mines pour montrer tout l’intérêt de l’événement. Comme beaucoup d’autres, ce participant est venu assister aux assises bien qu’il n’y ait pas été invité.
C’est donc devant une assistance nombreuse et intéressée comptant, entre autres, ministres (conduits par le Premier ministre lui-même), diplomates, hauts responsables (les présidents des deux chambres étaient là ainsi que les présidents de différents organisations professionnelles et syndicales) ainsi qu’experts nationaux et étrangers venus de différents pays, que les tant attendues ‘Assises de l’Energie’ ont eu lieu à Rabat ce vendredi 6 mars. « Ensemble, maîtrisons notre avenir énergétique » est la principale thématique sur laquelle les différents intervenants ont été invités à se pencher.
Feuille de route Royale
En ouverture des premières Assises de l’Energie, la lettre royale adressée aux participants a été lue par Mohamed Mouatassim. Cette missive donne les grandes lignes de la feuille de route marocaine dans le domaine de l’énergie.
Dans sa lettre, le Souverain a d’abord rappelé la conjoncture internationale qui impose un changement des « modes actuels de production et de consommation d'énergie, pour les rendre viables et utiles pour apporter le bien-être et la prospérité à l'humanité tout entière.
SM Mohammed VI a beaucoup insisté sur la nécessité de diversifier les sources d'énergie au Maroc, de mobiliser les ressources renouvelables du pays, d'intensifier la recherche des hydrocarbures et de valoriser les schistes bitumineux. « Ceci devrait se faire dans le cadre de l'adoption de l'efficacité énergétique -que Nous hissons au rang de priorité- en tant que mécanisme efficient permettant d'économiser les ressources énergétiques, d'en assurer la conservation et d'en rationaliser la consommation », affirme le Souverain.
S.M le Roi a insisté également dans sa lettre sur la « vision à long terme ». « Une vision où, écrit-il, sont intégrées les tendances et les mutations de la situation énergétique mondiale qui s'esquisseront au cours des prochaines décennies ». Selon S.M Mohammed VI, l'efficacité énergétique constitue aujourd'hui avec les énergies renouvelables « une nouvelle révolution dans le champ énergétique de par les nouvelles technologies et les nouveaux comportements sociétaux qu'elles impliquent ». Et pour le Souverain d’ajouter : « compte tenu du développement considérable que ces nouveaux gisements énergétiques seront appelés à connaître, ils doivent être dès aujourd'hui adoptés et intégrés dans les décisions d'investissement et de choix technologiques dans l'ensemble des secteurs clés, notamment l'industrie, le bâtiment et les transports ». « Les sources énergétiques fossiles resteront dominantes dans la consommation mondiale en énergie, poursuit le Souverain, c'est pourquoi elles continueront à occuper une place importante dans notre bouquet énergétique où leur utilisation sera optimisée par le choix de technologies robustes et sobres en carbone ». Dans ce cadre, explique SM le Roi, « si le charbon propre et l'éolien ont été choisis comme socle de notre production électrique, toutes les options restent, néanmoins, ouvertes, notamment le recours au gaz naturel, à l'électronucléaire et au solaire de puissance lorsque les conditions économiques et technologiques et les critères de sécurité de leur approvisionnement et de leur compétitivité seront remplis ».
Par ailleurs, le Souverain a réaffirmé la volonté du Maroc de devenir « un acteur clé dans le cadre de la coopération énergétique euro-méditerranéenne, notamment à travers le renforcement des interconnexions électriques avec les pays voisins et la mise en place des infrastructures majeures nécessaires à la réalisation de l'intégration régionale, avec, au premier chef, ‘la boucle électrique méditerranéenne’. « Le statut avancé dont bénéficie désormais notre pays avec l'Union Européenne offre de nouvelles perspectives de coopération dans ce secteur », a précisé SM Mohammed VI, avant de souligner : « la nouvelle stratégie énergétique nationale constitue une feuille de route qui vise à doter notre pays des moyens nécessaires pour assurer la disponibilité pérenne de l'énergie, préalable nécessaire à son développement durable ».
Les révélations de Benkhadra
« La consommation nationale de l'électricité serait multipliée au minimum par 4 et au maximum par 6 durant la période allant de 2007 à 2030 », a révélé Amina Benkhadra lors de la séance d’ouverture des Assises de l’Energie. La ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement a affirmé que la puissance électrique installée serait au même horizon multipliée par 3,5.
Prenant en compte toutes ces données, le département de l'Energie a une stratégie claire pour assurer la sécurité d'approvisionnement, la disponibilité et l'accès généralisé à l'énergie à des prix compétitifs, comme l’a expliqué Benkhadra. Selon la ministre, la part des produits pétroliers sera réduite dans le bilan énergétique du pays à la fois par l'élimination progressive du fuel oil de la production électrique au fur et à mesure de l'entrée en service des nouvelles centrales à charbon et des nouveaux parcs éoliens, par l'utilisation plus extensive de la cogénération et des énergies alternatives dans l'industrie ainsi que par le rajeunissement des parcs de véhicules plus sobres en carburant, précisant que cette part, qui est actuellement de 61%, devrait baisser à 44% en 2020 et 38% en 2030. Par ailleurs, Amina Benkhadra que l'efficacité énergétique prônée désormais par le Maroc devra l’amener à réaliser une économie d'énergie de 12% à l'horizon 2020.
Pour rappel, la nouvelle stratégie nationale dans le domaine énergétique s'articule autour de plusieurs axes portant, notamment, sur la construction d'un bouquet électrique optimisé autour de choix technologiques fiables et compétitifs, le développement des énergies renouvelables dont la part devra atteindre 10% à l'horizon 2012 dans le bilan énergétique national et 18% dans le bilan électrique.
La donne environnementale n’a pas été occultée. La ministre a rappelé que la généralisation des carburants propres, l'essence sans plomb et le gasoil 50 PPM, se traduira par une réduction des émissions dans l'atmosphère de 54.000 tonnes par an de soufre et 760 tonnes par an de plomb.
Sur le plan financier, des investissements de plus de 90 milliards de DH seront réalisés dans le secteur énergétique durant la période 2008-2015, a annoncé la ministre. Là encore, l’approche du royaume reste fidèle à l’association du privé avec le public pour aller de l’avant.
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Energies propres : Le Maroc veut devenir exportateur
S’il est un acquis à mettre à l’actif des assises de l’Energie, c’est celui d’avoir démontré que le Maroc pourra non seulement surmonter sa vulnérabilité énergétique, mais exporter de l’énergie propre.
Ainsi donc le département de la discrète Amina Benkhadra commet ses premières assises. Des assises que le président de la Fédération de l’énergie, Moulay Abdellah Alaoui, voulait pratiques et elles l’ont été. Et pour cause ! Désormais, la vision claire du Maroc est connue de tous. Les différents opérateurs concernés sont désormais appelés à retrousser leurs manches pour passer à l’action. « Ensemble pour maîtriser notre avenir énergétique » est en soi un appel à la mobilisation. Un appel auquel ont répondu favorablement non seulement la Fédération de l’Energie avec toutes ses composantes, mais aussi les banquiers. La présence remarquée de Othmane Benjelloun et El Hadi Chaibainou en est la confirmation.
Le pari énergétique lancé à travers les premières Assises n’est pas facile pour un pays qui importe plus de 97% de ses besoins énergétiques. «Cela représente une facture de 71 milliards de dirhams (en 2008), obligeant l’Etat à consacrer 23 milliards pour soutenir la consommation des produits pétroliers pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens et sauvegarder l’économie », rappelle Amina Benkhadra, avant d’ajouter : « ce n’est pas tenable !».
Pour faire face au besoin de financement estimé à 55 milliards DH sur la période de 2009-2015, le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), représenté par son président Othmane Benjelloun a signé deux des principales conventions de ces assises. La première convention établit un partenariat avec le GPBM, le ministère de l'Energie, le ministère de l'Economie et des Finances et l'Office nationale de l'électricité (ONE). La deuxième porte sur la contribution des banques membres du GPBM au financement du programme d'investissement mis en place par l'ONE, notamment des projets de réalisation de nouvelles unités de production de l'électricité, de renforcement des réseaux de transport et de distribution et d'électrification rurale.
L’ONE au front
«Le Maroc se positionne aujourd'hui avec une vision et une stratégie, mais également avec des moyens», estime Ali Fassi Fihri, le directeur général de l’ONE qui a affirmé, dans sa toute première sortie en sa qualité de nouveau patron de l’ONE, la disposition de cet Office d'accompagner les investisseurs privés dans le domaine des énergies renouvelables, notamment dans la filière solaire. L'ONE est disposé à accompagner toutes les visions présentées lors de ces assises.
«L'ONE est disposé à faciliter l'implémentation de la production des énergies renouvelables destinée aux clients au Maroc, mais également à l'exportation», a lancé Ali Fassi Fihri. Il a aussi fait part, dans ce même cadre, de la disponibilité de l'opérateur national d'ouvrir son réseau pour le transport de l'électricité, soit du producteur vers un utilisateur au Maroc, soit d'un producteur vers l'étranger. C’est ce qui fait dire au nouveau patron de l’ONE : « Le Maroc aurait û choisir de rester une île énergétique, mais il devient un carrefour dans ce domaine ».
Rappelons que les assises interviennent au lendemain de la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement et l’ONE pour mettre en œuvre le plan de restructuration financière de l’ONE. L’Etat s’engage ainsi à débloquer à l’ONE un montant de 820 millions de DH dont 700 millions en dotation en capital et 120 millions au titre des arriérés des factures impayées des administrations et établissements publics vis-à-vis de l’ex-RAD. Cet accord permettra également de recapitaliser l’Office à hauteur de 1,5 milliard de DH à travers un compte d’affectation spécial : le fonds de développement énergétique.
Efficacité énergétique ici et maintenant !
Sécurité des approvisionnements, accès généralisé à l’énergie à des prix compétitifs, maîtrise de la demande, appropriation des technologies avancées et promotion de l’expertise et préservation de l’environnement. Ce sont les cinq axes du plan d’action présentés lors de ces assises et qui s’inscrivent dans l’objectif de maîtriser l’avenir énergétique du Maroc.
Les assises ont permis également de renforcer la mise en œuvre du programme d'efficacité énergétique. Plusieurs conventions ont été signées dans ce cadre. La première convention, signée entre les ministères de l'Intérieur, de l'Equipement et des Transports, de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement et le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), vise à améliorer l'efficacité énergétique dans le secteur des infrastructures de base et des transports. Des conventions-cadres ont été également signées par le ministère de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement et le CDER (centre de développement des énergies renouvelables) avec cinq régions du Maroc, notamment Souss Massa Drâa, l'Oriental, Tadla Azilal, Rabat Salé Zemmour-Zaërs et Meknès Tafilalet.
Les assises ont été aussi l’occasion de mettre le point sur les lacunes juridiques à combler pour asseoir les cadres réglementaires indispensable pour suivre cette nouvelle stratégie nationale. Amina Benkhadra annonce à ce propos la mise dans les circuits législatifs de quatre projets de lois. Ils concernent les énergies renouvelables, la transformation du CDER en agence, l’efficacité énergétique, la sureté et la sécurité nucléaire et radiologique. Ces conventions de partenariat s'inscrivent dans le cadre de la politique de décentralisation et de régionalisation et visent le développement de programmes régionaux dans le domaine des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. Elles ont également pour objectifs la promotion à grande échelle des ressources énergétiques naturelles (éoliennes, solaires, bio-massiques) au niveau de ces régions et le développement de l'investissement dans les secteurs d'activités liés aux énergies renouvelables et à la contribution à la protection de l'environnement à travers l'utilisation des énergies propres et la préservation des ressources naturelles.
Electricité : le bouquet
Les assises ont été également l’occasion de mettre le point sur une stratégie nationale énergétique mise en place en 2008 et qui a pour objectifs la construction d’un bouquet électrique optimisé autour de choix technologiques fiables et compétitifs et le développement des énergies renouvelables. A ce propos, le département de l’Energie annonce la mise en œuvre de contrats programmes dans l’objectif d’économiser 15% des dépenses énergétiques à l’horizon 2020 alors que pour la période 2020- 2030, la nouvelle stratégie envisage de mettre en chantier l’électronucléaire, les schistes bitumineux, le solaire et la biomasse. Environ 47 milliards de dirhams (près de 6 milliards de dollars) sont affectés entre 2007 et 2012 pour les projets d’ouvrage de production électrique. La consommation en électricité dépasse les 20.000 MW, dont 4% via les énergies renouvelables qui devraient atteindre les 12% à l’horizon 2012.
Le Maroc, acteur clé de la région
Les assises ont permis de constater que beaucoup d’opérateurs étrangers sont convaincus de la capacité du Maroc de tirer « des profits énormes de son potentiel en énergies renouvelables notamment en exportant de l’électricité vers les pays voisins et l’Europe », c’est qu’avait d’ailleurs affirmé le secrétaire d’Etat Américain pour l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables (ils ont tout un département pour ça !) lors d’une visite qu’il a effectué récemment au Maroc. Signalons à ce propos que la société française d’énergies renouvelables Théolia a créé sa filiale Théolia Emerging markets, basée à Casablanca pour développer construire et exploiter des centrales solaires et éoliennes en Inde, au Brésil et en Afrique Subsaharienne. Le PDG de cette société estime que le Maroc a été choisi au vu de l’intérêt affiché par le gouvernement marocain pour les énergies renouvelables. C’est dire…
Fini le temps de la gestion passive
Selon nombre de participants, il était temps de faire le point sur la politique énergétique au Maroc « qui a toujours été réduite à sa simple expression, plus d’offre énergétique, pour plus de demande énergétique. L’essentiel était d’assurer la sécurité d’approvisionnement… », comme le fait remarquer l’expert en énergie, Said Guemra. Ce dernier estime que « ce mode de gestion passif a montré ses limites... ». Pour cet expert marocain « le management de l’énergie doit tenir compte de la planification des nouvelles installations de productions électriques, des innovations financières qu’il faut introduire en dehors des budgets de l’Etat, des économies d’énergie, de la gestion de la demande électrique, des énergies renouvelables et surtout les ressources humaines spécialisées dans ces domaines et qui font cruellement défaut chez nous »
Think tank
On remarquera la forte participation d’experts et de responsables français dont Michèle Pappalardo, Commissaire Générale au développement durable; Pr. Jean-Marie Chevallier, directeur du centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières ; Bruno Lescoeur, directeur général adjoint du Groupe EDF, membre du conseil mondial de l’Energie ; William Ramsay, directeur du programme Energie, Institut français des relations internationales et Didier Houssin, directeur et de la sécurité énergétique à l’agence internationale de l’énergie. Il y a eu aussi la participation très remarquée de Dr. Hermann Scheer, président du Conseil Mondial des énergies renouvelables et Lazlo Lovei, directeur infrastructure pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord de la Banque mondiale.
Les assises ont été l’occasion de faire le point sur le partenariat franco-marocain en matière d’énergie. Ce partenariat a pris un bon élan depuis les années 90 pour la réalisation d’infrastructures, suivi du fonds d’étude et d’aide au secteur privé pour le financement d’études de faisabilité sur l’électrification rurale ou les centrales à cycle combiné. On rappellera surtout l’accompagnement de l’ONE par l’Agence française de développement (AFD) depuis le lancement du programme d’électrification rural global (PERG) dont elle est le principal bailleur de fonds, sans oublier que l’AFD a participé au financement du doublement de l’interconnexion électrique entre le Maroc et l’Espagne. A signaler que cette interconnexion sera renforcée par une troisième ligne qui augmentera la capacité d’échange à 1.000 MW
Pari en chiffres
20%. C’est la part des énergies renouvelables que le Maroc veut atteindre en 2012. « D’ici là il faut mettre davantage l’accent sur l’éolien, le solaire et l’hydroélectrique pour remédier aux aléas des énergies fossiles », nous indique Amina Benkhadra qui précise que la puissance éolienne doit atteindre 1440 MW en 2012 en mettant à profit les 3.500 Km de plages avec une puissance de vent moyenne très avantageuse.
Une mine d’or appelé soleil
Avec ses 3.000 heures d’ensoleillement par an, le Maroc compte parmi les principaux pays du plan solaire Méditerranée qui s’inscrit dans le cadre de l’union pour la méditerranée, cher à Nicolas Sarkozy. Ainsi, et sur les 130 projets solaires prévus, le Maroc devrait accueillir une vingtaine et devenir, du coup, exportateur d’énergie.
On notera à cet égard, le protocole de coopération qui a été également signé à cette occasion entre la Fédération de l'énergie de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et l'Observatoire méditerranéenne de l'énergie (France). Cet Observatoire accompagnera, en vertu de ce protocole, la Fédération de l'énergie du Maroc dans ses efforts de création d'une cellule en charge de la veille économique et stratégique sur l'énergie.
Les deux parties s'engagent également à partager leurs expériences en matière d'analyse économique et stratégique sur les évolutions des situations énergétiques nationales et, plus généralement, sur le contexte énergétique méditerranéen et mondial.
Cap sur l’avenir
On rappellera les propos de Sarkozy lors de sa visite au Maroc l’été dernier qui a souhaité que « le Maroc fasse le choix du nucléaire civil français », en indiquant que « la France accompagnera le Maroc sur cette voie ». Soulignant à ce propos, le développement de la coopération du CNESTEN (centre national des sciences et techniques nucléaires) avec l’Agence internationale de l’énergie atomique. Le CNESTEN est d’ores et déjà un centre régional de l’AIEA en matière de formation en sécurité radiologique. D’après l’AIEA, les phosphates marocains recèlent près de 7 millions de tonnes d’uranium dont le cours a été multiplié par onze depuis 2002. C’est dire l’intérêt de la signature l’été dernier au cours de la visite du président français du protocole d’accord relatif à la coopération bilatérale dans l’extraction de l’extraction à partir de l’acide phosphorique.
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Ils ont déclaré :
Jean-Marie Chevallier, directeur du Centre géopolitique de l’énergie et des matières premières, Université Paris 9 (France) :
Le prix du pétrole et de l’énergie n’est pour rien dans la crise. Il peut être pour quelque chose dans la sortie de la crise.
Ambassadeur William Ramsay,
Directeur du programme Energie de l’Institut français des Relations internationales :
« L’énergie la plus appropriée pour le Maroc c’est le gaz de son voisin algérien et qu’il ne consomme pas »
Ali Fassi Fihri, directeur général de l’ONE :
« L’hydraulique est la meilleure des énergies renouvelables, sa participation cette année dans le plan énergétique national sera plus importante »
Michèle Pappalardo,
Commissaire générale au développement durable en France
« Les deux mamelles de la croissance sont l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Il faudrait qu’on s’achemine vers une croissance verte. Dans ce cadre, le Maroc sait où il va »
Saïd Mouline,
Président de l’association marocaine de l’industrie solaire :
« La meilleure des énergies est celle qu’on ne consomme pas. Mais le Maroc aura été en 2008, l’un des rares pays où, malgré le surenchérissement phénoménal du prix du pétrole, la consommation nationale a augmenté ».
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